Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

En réponse à une personne croisée rue des mots

Comme tes mots ont su
Mettre ton âme à nu !
La mienne t'a entendue
Et se penche sur ta douleur
Fugitifs sont les jours
Qu'ils soient sertis de bonheur
Ou tissés dans nos pleurs.
Nous voilà, ayant atteint leur cime
Acculés à longer le sentier du retour.
Chaque pas y est amer et lourd.
Notre corps nous trahit 
Notre cœur se tarit
Notre champ d'action rétrécit.
Doucement, en nous, il fait nuit.
Nous étions acteurs fervents
D'une vie qui nous aspirait
Nous avions les années devant
Et nul besoin de les compter.
Maintenant, nous voyons défiler
Dans notre mémoire les souvenirs
Nous conjuguons au passé
Les verbes qui étaient notre devenir.
Mais la vie n'est pas traîtresse.
Si le temps a englouti notre jeunesse
Il nous a donné mainte sagesse.
Repus d'avoir tant vécu
Nous nous devons d'enseigner
A la folle jeunesse de comprendre
Que les jours sont un trésor
Qui, une fois perdu, ne peut se reprendre
Et qu'il s'agit, face à dame mort,
De la regarder dans les yeux
Et de lui dire:" Il est temps, ici-bas
J'ai vécu, vécu jusqu'à la lie
Il est temps! emmène-moi
Vers ma nouvelle vie."
En attendant le grand jour
Que chaque instant soit
Une "éternité d'amour"
Et un don de soi.
 

 



06/01/2016
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