Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Miroir poétique

Poètes ! vous n’êtes que des vers

Pondant des vers ! engeance inutile

Voire nocive car vos mots futiles

Enjolivent vos désirs pervers !

Poètes ! vous êtes nés de travers,

Handicapés sociaux, écrasés

Comme de vulgaires puces.

Malades ressassant vos salades,

Ecrivant de drôles de corpus

Que vous nommez pompeusement

« Poèmes » et que le monde lit

Puis  il sourit piteusement.

Poètes ! vous êtes l’anomalie,

La fausse note de l’utopie,

Les tarés, les râtés qui se soignent

Avec des châteaux en Espagne.

Ravalez vos mots  idiots !

Les vautours se gavent de notre chair

Et vous, vous faites des vers !

Et vous vous prenez pour Promethée

Mais nul feu ne crépite pour l’humanité !

Vos mots ne sont que l’ombre de vos peurs

C’est là aussi où vous mouchez vos pleurs !

Mais bon ! il faut de tout pour faire un monde !

Même des vers gluants et immondes.

Ne venez surtout pas me traiter de poète

Ni même de personne à la tête bien faite

Moi, je ne suis qu’une drôle de fillette

Qui a perdu l’adresse de sa propre planète;

Et, vous, gens sensés, n’écoutez pas les asticots

Ils ne font qu’enfermer du vide dans des mots.

Tout au plus, parce que vous êtes poli

Dites leur qu’ils ont une place dans la vie.

 



06/01/2016
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