Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Détresse

Tendresse
Des journées fleuries de ces "je t'aime" en boucle
Qui tressent ce pont fragile serti d'escarboucles
Sourire de l'autre rive, où m'attend l'unijambiste
Qui proclame haut et fort que le bonheur existe.

Tendresse
Des cieux exténués d'être bleus, eclaboussés 
D'oiselets de lumière, de pétales éffeuillés
De cumulus drapés de rose où repose
Le corps éthéré enfin guéri de la terrible adipose.

Tristesse
Des mers dont pas un récif ne dessine la surface
Et le blanc silence gît partout et partout efface
Le chant du dauphin et les robinsonnades 
Un Saint-Bernard me fait l'aumône d'un fond de limonade.

Tristesse
En cristaux liquides fluides sous la peau de braise
Etat grippal anodin qui couvre le profond malaise
Terminus! tout le monde descend! panne des artères
Oh! mon Dieu! mon ange gardien est en congé; je galère!

Tigresse
Acculée à sortir ses griffes acérées pour affronter l'ogresse
Qui hante les nuits sans lunes et se gave de princesses
J'en fais une chienne en laisse et je la traine sur ma cime
Pour que, devant tous, elle expie l'horreur de tous ses crimes.



06/01/2016
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