Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Instant magique

                

 

 

Lorsque le désir de toi se lève

Brise ondulant mes sens

Avance en marée et m’inonde

Et que chavire le bon sens

Je redeviens Femme, je redeviens Eve

Et s’efface le monde

Englouti par son propre non-sens.

Eden, me voici, moi, houri

Ange d’amour planant dans ton ciel

Et les draps roses du grand lit

Sont tes nuages au goût de miel

Adam mange au fruit défendu

Je bois à la source où il a bu

Et nous ressuscitons, en immortels

Car l’Amour irrigue nos âmes nues

Et le désir de toi monte vers tes cimes

Légitime tous nos crimes

Dessinant dans son envol

Ton nom en musique envoûtante

Et l’antimatière en capture l’écho

Le verse dans l’essence des mots

 

Puis, contre toute attente

Le désir de toi se met à gémir

Se fait sourd à tout plaisir

De lui-même, se retire

Me laissant au remord d’avoir osé

Monter sur son cheval ailé.

 

 

 

 

 

 

 



20/09/2011
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