Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Je refuse de perdre...

Je refuse de perdre l'enfance ;

Celle qui, en moi, n'est pas encore flétrie

Et celle qui, autour de moi, fleurit.

Je refuse mais

Un cauchemar venu de nulle part

Ecrase mon cœur de mère,

Réveille les rancœurs millénaires,

Donne l'illusion aux cœurs ordinaires

De se préparer au grand départ.

 

 

Je refuse de perdre la paix.

Je refuse mais

Le sommeil déserte mon oreiller

Et le visage de mon enfant se confond

Avec celui d'un ange né à la télévision.

Savait-il qu'il mourait en mourant ?

 

Mon enfant devine-il quel monde lui a offert maman

En le mettant au monde ?

 

Pauvre planète terre

Vouée à la guerre !

Puissent mes prières et mes vers

Anéantir le cauchemar !

 

Qu'on voie le traquenard !

Qu'on refuse de perdre l'enfance !

Celle qui, en nous, gémit en permanence

Et celle qui, autour de nous, adultes imbus de nous-mêmes

Nous regarde avec des yeux criant tant de « je t'aime »

Et tant de «  oui, en toi, j'ai confiance ! »

Que j'ai honte de mon impuissance !

Et je baisse les yeux vers la Terre

Cette mère au ventre ouvert…

 

 

 

 

 



29/08/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 23 autres membres