Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Patrie

Je fus la mère de l'enfant prodige

Qui revint bredouille.

Je fus  la mère de l'andouille

Qui  piqua  une niaise colère

Pour cacher sa trouille.

Je fus  la belle parée pour sa noce

Couronnée de fleurs d'oranger

Mais ma couronne fut arrachée

Par un vent d'envie  féroce.

Je fus  l'enfant  rieuse et câline

Courant vers l'avenir  mais je tombai

Dans un piège au lit d'épines

Et là, s'enterra ma sérénité.

Je suis la mère au cœur colère

Mon enfant m'a trahie

Je suis la fiancée altière

Et j'annule les noces avec celui

Qui  a vu souiller ma fleur

En criant au malheur sans plus

Je suis l'enfant qui se relève grand

Et joue aux poupées russes

Dans mes yeux ,une ruse amère

Dans ma marche, un hasard

Qui me mènera bien quelque part

Dans ma tête, un décret

« Ne plus courir, ne plus croire »

Dans mon cœur, un secret 

« Le salut est dans une goutte de rosée »

Je vous le dis et vous ne l'entendrez jamais !

 



30/08/2011
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