Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Lorsque les mots se lèvent...

Lorsque les mots se lèvent,

Ils ont des yeux rougis

De leurs sanglots de nuit

Et une voix embuée de rêves

Qui berce mes mélancolies.

 

Lorsque les mots se lèvent,

Ils sont si engourdis

Et s’étirent à l’infini;

Ils ont un sourire soumis

Mais s’attardent au lit;

Leur regard me supplie

De prolonger la trêve.

 

Lorsque les mots se lèvent,

Je ramasse mes délires

Et les pose à leurs pieds.

Butinez !

Que coule le dire

En fleuve satiné !

 

Lorsque les mots entendent

Ma prière impatiente,

Ils sont déjà levés.

Je les entends ronronner...

 

Alors, je ferme les yeux.

Le merveilleux aura lieu.

Encore un passage creusé

Vers le royaume de l’éternité :

Un poème sera ciselé

Par ces divins ouvriers.



06/01/2016
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