Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Petit poème pour tromper l'ennui

Pose ta solitude sur la mienne

Faisons un bout de chemin

Prends ma main dans la tienne

Et surtout ne dis plus rien

Les mots brouillent  les pistes

Lorsqu’on sait qu’on a trouvé

Moi je sais que tu existes

Et toi, tu m’as rencontrée

Le ruisseau guide nos pas

Et l’aube marche à notre pas

Pose ta tête contre mon épaule

Et les mots contre ce rocher

Maintenant, le ciel a un rôle

Et l’abeille pourra butiner

Pose ta main dans la mienne

Avançons dans la lumière de l’oubli

Notre destinée est aérienne

Tu seras papillon de nuit

Et moi, espiègle libellule

Se posant contre ta paume

Ephémères et crédules

Nous aurons des rires de mômes

Des escales de druides

Des réveils de vampires

Des sourires fluides

Des montagnes de fou-rires

Et des silences parsemés

De parcelles d’éternité

Pose ta solitude sur la mienne

Que se baisse le pont-levis

Du château-fort où nos deux vies

Moisissaient dans les souterrains

Du plus cruel des oublis

Pose ton regard sur cette branche

Et ta main contre ma hanche

Tu vois bien que je n’existe pas

Et que l’oiseau-lyre n’est pas là

Pardonne à ma folle solitude

De t’avoir soufflé vie

Le temps d’un poème errant

Car les mots m’ennuient

Tu auras cru exister pour de bon

Et avoir été mon compagnon

Et avoir haleté un instant

Dans cette marche à contretemps

Peut-être est-ce moi qui me leurre

Peut-être existes-tu vraiment !

Il suffit pour s’en assurer

De poser sa solitude dans ses souliers

Demain, c’est le premier janvier.

 

 

 

 


24/01/2013
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