Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Ton coeur attend

Un coeur t'a attendu
Si longtemps
Si longtemps
Qu'il lui a poussé des racines
Et elles absorbèrent tout son sang
Un coeur t'a espéré
Si fort
Si fort
Qu'il lui a poussé des ailes
Tu n'es pas venu, alors
Elles ont perdu jusqu'à leur duvet
Pour muter en branches grèles
Un coeur t'a désiré
Intensément
Sincèrement
Mais les vautours burent à son désir
Vidé, il les a regardé partir
Sans une larme, sans plus rien ressentir
Un semblant d'arbre hideux
Qui fut un coeur qui t'attendait
Ressemble de loin à une langue de feu
Et glace jusqu'aux os de près
Un coeur qui ne t'attend plus
Croit deviner ta silhouette au loin
Passe ton chemin, bel inconnu
Passe ton chemin
Passe ton chemin
Je lui dirai qu'il n'a rien vu
Que ce n'était qu'un mirage de plus
Et je resterai là à veiller
Jusqu'à ce que tu sois passé.



13/02/2012
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