Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Il t'a suffit...

Il t'a suffit d'un mot fou

Pour  me semer dans le cœur

Ce germe de bonheur.

Je l'arrose de mots doux

Et parfois de mes pleurs.

Le germe se fait tige

Et il lui pousse des feuilles…

J'ai eu le vertige

A la première fleur.

Nul besoin de butiner

Ton miel se laisse couler

De gynécée à androcée

Et la corolle chaque soir

Se ferme sur mille secrets.

 

Tu m'as planté dans le cœur

Un coutelât aiguisé

Que je prenais, dans ma naïveté

Pour un germe de bonheur !

J'y voyais la flèche sacrée

D'un Cupidon zélé

Et lorsqu'a lanciné la douleur

Lorsque le sang a coulé

J'ai cru mon cœur en travail

Et que j'allais enfanter !

Tu devais te dire, imbu de toi

« Quelle délicieuse proie ! »

En riant aux éclats.

Le coutelât toujours là

A fini par prendre racine

Et sa lame assassine

A épousé ma chair

Y a glissé son froid métal

Et de pétale en pétale

Mon cœur qui palpitait

Est devenu d'acier.

 

Pourtant, certaines nuits

Il lui prend de rêver

Qu'il est encore en vie

Alors, je sens son fantôme errer…

Essayer de te retrouver…

 

 



29/08/2011
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