Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

L’ascension

 

 

Ma sœur qui n’est pas encore née

Me regarde avec ses yeux étoilés.

Elle sait, elle, que j’ai des ailes

Qui sommeillent

Et des sourires étouffés ;

Que des jungles immaculées

Grondent en moi ;

Elle entend les tonnerres intérieurs

Et mes interminables labyrinthes

Ne lui sont pas étrangers ;

L’intenable douleur

Qui lui fouette le cœur

A intervalles réguliers

La marquant de bleus ineffaçables.

Ma sœur qui n’est pas encore née

M’attend ! et son regard voilé

Voit mieux que moi !

Elle sait, elle, que je saurai faire le voyage.

Elle sait, elle, que je saurai

Réveiller mes ailes.

Elle sait, elle que je saurai

Respirer.

Elle sait, elle, que je saurai

Calmer les orages qui me peuplent.

Elle sait, elle que je saurai

Briser les chaines qui me retiennent

Elle sait, elle que je saurai

Remonter

Jusqu’à ELLE.

 

 



09/09/2011
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