Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Instinct de survie

Tendresse

Des journées fleuries de ces "je t'aime" en boucle

Qui tressaient ce pont fragile serti d'escarboucles

Sourire de l'autre rive, où m'attendait l'unijambiste

Qui proclamait haut et fort que le bonheur existe.

 

Tendresse

Des cieux exténués d'être bleus, éclaboussés 

D'oiselets de lumière, de pétales effeuillés

De cumulus drapés de rose où repose

Le corps éthéré enfin guéri de la terrible adipose.

 

Tristesse

Des mers dont pas un récif ne dessine la surface

Et le blanc silence gît partout et partout efface

Le chant du dauphin et les robinsonnades. 

Un Saint-Bernard me fait l'aumône d'un fond de limonade.

 

Tristesse

En cristaux liquides fluides sous la peau de braise

Etat grippal anodin qui couvre le profond malaise.

Terminus! tout le monde descend! panne des artères.

Oh! mon Dieu! mon ange gardien est en congé; je galère!

 

Tigresse

Acculée à sortir ses griffes acérées pour affronter l'ogresse

Qui hante les nuits sans lune et se gave de princesses.

J'en fais une chienne en laisse et je la traine sur ma cime

Pour que, devant tous, elle expie l'horreur de tous ses crimes.



21/03/2014
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