Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

L'antépoète

Ma poésie cancéreuse

Infecte la chair

De mes sensations quotidiennes

Et j’ai mal.

Mon cancer ronge

Les recoins de mon cœur

En fringales.

Je m’effiloche

Et s’effondre le jeu de cartes

Des mots sublimes

Défiant la rime

Et je m’écarte

Du droit chemin

L’inhumain qui m’habite

Se rit de tout

Et je m’abrite

Derrière le néant

Ramassant mes cellules

Mes libellules

Des nuits fécondes

Mon cancer me ronge l’os

Du crâne en déroute

Et  mute en mots

Cousus de silence

Ce n’est pas fini !

On ne guérit pas t de la poésie

Même si on trépasse

Vous verrez sur ma tombe

Tomber des moineaux

Piégés par les mots

Que vous ne pourrez plus entendre.

J’ai mal.

J’ai mal pour vous tous

Contaminés inconscients

Du danger imminent

A me lire en souriant

Quand vous aurez levé les yeux

Le poème aura filé son enfer

Dans vos êtres offerts



06/01/2016
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