Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Ma solitude

Ma solitude, je te reviens repentante

Ouvre-moi les battants de ton temple

Déesse de mon cœur battu et abattu

Ne battant plus que pour ton absolu

L’amour n’a été que chimère

Et l’amitié trop éphémère

La famille un destin en forme de croix

Et le métier un bourreau ingrat

Ma solitude, assieds-toi là

Ecoute-moi comme au temps d’avant

Lorsque la vie était devant

Et qu’ensemble nous égrenions les rêves

Ce soir et pour toujours, il n’y a plus que toi

Finies les présences ! assez ! laissez-moi !

Ma solitude, ouvre-moi tes bras

Marions-nous pour la vie, pour le meilleur

Car le pire est ailleurs, chez-nous, c’est nous

Qui dessinons les arabesques du bonheur

Ma déesse, me voici au bord de tes lèvres

Crie l’indicible sans crainte, balbutie la vie

Chante notre harmonie, plus de déchirure

Plus de présences, et surtout plus d’écriture

Cette traitresse suprême qui m’a volée

A toi et à moi-même, ma solitude, mon destin

Allez, viens, donne-moi ta chère main

Et ensemble, parcourons les jours

Déshabillées, de prière en prière

Ame miroir fée zélée phénix majestueux

Ma solitude, un et un ne font jamais deux

Gibran et Einstein le savent et toi, mieux qu’eux

Je te porte, parfum d’immunité vaporeux

Et je marche incognito au milieu des humains

Voyant planer sur leur tête un grand Rien

Saluant sur notre passage les rares sages

Qui ont compris que tout est mirage

Si ce n’est au fin fond de soi

Où ta lumière divine s’entrevoit.

 

 

 


 



07/10/2012
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