Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Le mot magique

Un mot, un seul, m'a  prise par la main

Nous avons suivi un petit chemin

Une piste sillonnant un parchemin

« Ferme les yeux, ouvre le cœur

Inspire fort pur t'imprégner

De ces célestes senteurs »

Ainsi fut fait et je me suis retrouvée

Emportée par un tapis volant

Et le mot, assis  à mes côtés

Regardait toujours son document

« Où m'emmènes-tu ? Que déchiffres-tu ? »

« Aies confiance et laisse-toi aller

Vers les délicieuses contrées

Où seul, je puis t'emmener ! »

« Mais, ce parchemin tout en sinuosités ? »

« C'est une carte de trésor

Dont je suis le mot-clé. »

Le tapis, bien programmé

Nous a doucement posés

Sur une plage poudrée d'or

Et le mot, toujours penché

Sur son mystérieux papier

M'a montré du doigt

Un lointain endroit

Nous y voici, comme par magie

« MON Dieu ! que vois-je ? Un dinosaure ! »

« Gardien de ton trésor, il a survécu à toutes les morts ! »

Alors, j'ai tout compris « Merci, mot magique, merci ! 

J'avais, il y a des lustres, pour le garder intact, enfoui

Ce trésor à mille lieux de tout endroit habité

C'était des bijoux taillés dans ma chair, sertis par mes pensées

Stèles polies où l'emprunte du très cher était posée

Perles nacrée par les délires des nuits d'été

Et encore des lettres d'argent qui étaient nos jouets. »

« Mais comme ce trésor était destiné à l'éternité

Et, il y a des lustres, tu es venue t'agenouiller

Dans cette terre bénite et creuser de tes mains nues

La tombe où il devait rester, pour que la vie continue

Les années sont passées, la vie n'a pas été ébréchée

Par l'éclat des diamants de tes pensées

Il est temps de déterrer  tes richesses. 

Qu'il soit mis fin à ta secrète détresse !»

« Pauvre mot-clé ! Quel vain voyage !

Le temps qui n'a pas épargné mon visage

A sûrement mis en poussière

Ce que j'avais confié à la terre.

Et puis, même si….Tu vois que je suis seule ici ! 

Mes bijoux ne sont que pacotille

Si je ne les porte pour lui ! pour mon ami ! »

Je rouvre les yeux et se referme mon cœur

Et le mot magique qui était sûr de son pouvoir

Jette le parchemin par-dessus son épaule

Et, sur l'aile d'une fée, s'envole. »




29/08/2011
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