Les vers se versent en averse

Les vers se versent en averse

Ma vie

 

Ma vie, je t’ai rêvée palais des mille et une nuits

Et, dès ma prime enfance, je t’ai fait confiance

Et j’ai fait fi des jours ingrats et des souffrances

Etant sûre que ton aube percera toutes mes nuits

Qu’au fin fond d’une impasse se baissera ton pont-levis

J’ai traversé les jours aux heures marquées d’épines

Stoïque, car des lits satinés m’attendent dans tes pièces

Combien de fois, j’ai courbé tristement l’échine

Me disant qu’un jour, c’est certain, je serai princesse.

Mais, toi, ma vie, plus que tout autre, tu m’as trahie

Tu n’as jamais été au rendez-vous du bonheur

Où sont les délices que mon rêve m’a promis ?

Les années passent, le rêve vieillit ; le rêve était leurre ?

Non ! c’est moi qui me leurrais ! on n’attend pas la vie

On ne devient pas princesse des mille et une nuits

En y rêvant. Il s’agit de se prendre en main

De se faire confiance et de marcher vers demain

De se tracer un chemin de vie, d’y semer des roses

D’en arracher les épines et d’avancer vers sa propre cime

Car, toi, ma vie, tu ne fais pas de cadeau

Quand on t’attend avec patience, tu tournes le dos

Pour te vivre dans ta plénitude, pour disposer de tes clés

Pour être la princesse de tous tes palais

Il ne suffit pas de croire en toi car tu es traitresse

Je m’habille de volonté, de courage et de persévérance

Alors, tu n’auras pas le choix, je vivrai ton ivresse

Et à mes pieds, il y aura un parfum  d’espérance.

 

 

 

 

 

                                                           



29/01/2012
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